Saint-Tropez est la destination connue de la Côte d'Azur la plus difficile à rejoindre depuis l'aéroport de Nice. Elle se situe à une centaine de kilomètres à l'ouest et le trajet dure une heure quarante-cinq hors saison. En juillet et en août, quand l'unique route d'accès au village se remplit, deux heures ou plus sont réalistes, et les derniers kilomètres peuvent durer autant que le reste.
La raison tient à la géographie. Saint-Tropez se trouve au bout d'une presqu'île avec une seule route principale, la D98A le long du golfe, et sans gare ferroviaire. Tout ce qui arrive par la route converge sur le même ruban d'asphalte, et les après-midi d'août en sont le pire moment.
Les transports publics le reflètent. L'itinéraire classique est un train régional de Nice à Saint-Raphaël, puis un bus qui contourne le golfe jusqu'à Saint-Tropez : plus de trois heures au total, avec un changement et une attente. L'été, une navette maritime traverse le golfe depuis Saint-Raphaël, alternative réellement agréable, mais saisonnière, dépendante de la météo et qui suppose encore le train.
Une voiture privée va directement : l'A8 vers l'ouest, puis la descente à travers le Var jusqu'au golfe. Nous incluons les péages, le chauffeur prend les bagages et vous arrivez à la porte de la villa ou de l'hôtel. Cela compte plus ici qu'ailleurs, car les hébergements tropéziens sont dispersés sur la presqu'île, à Ramatuelle, Pampelonne, Gassin et Saint-Tropez même, et rares sont ceux accessibles à pied depuis un arrêt public.
Nous desservons aussi les plages de Pampelonne et le port pour qui embarque sur un charter. Pour un départ estival vers Nice, prévoyez une marge généreuse : nous recommandons de partir trois heures avant votre limite d'enregistrement en août, et le chauffeur vous dira honnêtement s'il en faut davantage le jour même.